Pour une première approche de ce que j'appelle ici « sortir du labyrinthe », je propose de nous attarder un peu sur les circonstances vacancières dans lesquelles nous nous trouvons.

Les faiseurs de société, les créateurs de labyrinthe ont toujours prévu la nécessité d'organiser des sorties temporaires du système.

Prenons quelques exemples concrets dans le programme des plus récentes classifications sociales.

Lire la suite : « Sortir du labyrinthe » par Kenneth White (RGKW 2023)

Éloge de l'absence – présence

(texte lu par Régis Poulet le 19 mai 2022 en la librairie Auguste-Blaizot, Paris 8e)

 

Quand, par un concours de circonstances, j'ai su à regret que je ne pourrais pas être personnellement présent, de même que Marie-Claude, ma compagne artiste, à cette rencontre pour le lancement d'une édition rare d'un de mes livres, ma première idée était simplement de présenter mes plates excuses.

Je me suis vite repris, ç'aurait été rester dans la convention. Pour être à la hauteur, il fallait proposer quelque chose de plus rare : une espèce de déclaration de foi, l'esquisse d'une stratégie d’absences et de présences, cartes sur table, sous forme d'éloge.

Lire la suite : « Éloge de l'absence-présence » de Kenneth White suivi d'une Présentation des « Cygnes sauvages »...

Les Cahiers de l'Océanite :


Lionel Marchetti, vous venez de publier sur Bandcamp une œuvre de musique concrète intitulée PLANKTOS en collaboration avec Régis Poulet, auteur d’un ouvrage poétique du même titre paru en 2018 chez Isolato. Pouvez-vous rappeler à nos lecteurs ce qu’est la musique concrète ?

Lire la suite : A propos d’une musique concrète géopoétique (Entretien L. Marchetti – R. Poulet)

 

Dans le Zohar, il est dit d’un vieux sage, seul dans sa chambre, plongé dans l’étude de « la Loi » (pour changer de contexte culturel, on pourrait dire « du Logos » ou « du Tao »), qu’il fait se mouvoir l’univers et maintient le monde.

Extravagant, n’est-ce pas ? Mais des livres comme le Zohar ne se lisent pas comme le journal quotidien ou le dernier roman.

Sans me prendre aucunement pour un « vieux sage » (ce n’est vraiment pas mon genre : je reste sur le terrain, parfois scabreux et abrupt, et dans ce que j’appelle « le champ du grand travail »), dans ces temps de « confinement » imposés par une irruption virologique, c’est cette image qui me vient à l’esprit.

Lire la suite : Fondement et Horizon